Amandine Urruty
Amandine Urruty est née en 1982, elle vit et travaille sur son lit, à Paris, une valise débordant de crayons toujours à portée de main.
Après quelques années d’études universitaires et une brève carrière dans la chanson française underground, Amandine Urruty dessine aujourd’hui des portraits déviants et des paysages-mondes, alliant costumes grotesques et décorum baroque. Véritable stakhanoviste du crayon, Urruty compose ses images comme l’on erre dans les allées d’un vide-grenier dominical, empruntant aux forêts de bibelots – tour à tour féroces ou apaisants, décoratifs ou encombrants – leur ambivalence fondamentale. En résulte la célébration d’un chamanisme de comptoir où objets et animaux anthropomorphes s’animent au cœur de saynètes puériles et perverses ; improbables rencontres entre le Muppet Show, l’oeuvre de Jérôme Bosch et les Crados.
Un univers fort et singulier, remarqué notamment via de nombreuses publications
(France Culture, Etapes, Pictoplasma, Hey !, Graffiti Art Magazine, Hi-Fructose, Libération, Juxtapoz…). Si, dans une vie antérieure, elle a pu s’adonner aux joies du body-painting sur corps de popstar, Amandine Urruty a également signé de nombreuses pochettes de disques et affiches de concert, tout en s’adonnant occasionnellement à la peinture murale. Depuis 2008, au-delà de ses expositions personnelles, Amandine a participé à plus d’une centaine d’expositions en France et à l’étranger. Elle a également publié quatre monographies (Robinet d’Amour chez les Requins Marteaux en 2011, Dommage Fromage chez United Dead Artists en 2014, The Party chez United Dead Artists également en 2018, et enfin Amandine Urruty, Je veux dire le fantôme en collaborationn avec Pacôme Thiellement aux Editions de l’Eclisse en 2021). Les Editions Critères lui ont également consacré un "Opus Délits" paru en 2018. Une imposante monographie sera également publiée en 2023 par Cernunnos (Dargaud) et distribuée en France et aux Etats-Unis.
En parallèle, Amandine Urruty se change occasionnellement en illustratrice de presse (The New York Times, Time Magazine, Les Inrockuptibles, Le Monde, Libération) et troque parfois ses crayons contre quelques pinceaux pour réaliser de grandes fresques en technicolor. Aujourd’hui, Amandine expose son travail en Europe et aux Etats-Unis, au côté des grandes figures du pop-surréalisme et de la scène low-brow.